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Section de l'Aveyron Section

Photographie du dernier reportage des figures

Général Jean-Joseph TARAYRE

Il était :
Commandeur de la Légion d'honneur (10 août 1813)
Officier de la Légion d'honneur (14 juin 1804)
Chevalier de la Légion d'honneur (11 décembre 1803)
Chevalier de Saint-Louis (11 octobre 1814)
Grand-croix de l'ordre de l'Union (16 février 1807)
Grand-croix de l'ordre de la Réunion (22 février 1812)
Chevalier de l'ordre du mérite de Hollande

Général français de la Révolution et de l'Empire, Jean-Joseph TARAYRE est né le 21 mai 1770 à Solsac, commune de Salles-la-Source, près de Marcillac-Vallon. Il est mort le 27 novembre 1855 à Rodez.

Engagé volontaire et républicain convaincu, capitaine dans le 2ème bataillon de volontaires de l'Aveyron le 4 juillet 1792, il sert à l'armée d'Italie de 1792 à 1797. Il est blessé d'un coup de feu à la jambe droite au siège de Toulon en décembre 1793. Il rejoint le Piémont (Italie), où il rencontre son ami et compatriote Aveyronnais, Ignace-Blesmond BERNARD, soldat engagé lui aussi volontaire, et recherché par les autorités locales.
Passé par amalgame à la 56ème demi-brigade le 16 avril 1794, puis à la 85ème demi-brigade de ligne le 9 juillet 1796, il embarque pour l'armée d'Orient en mai 1798. Il est blessé d'un coup de feu à la cuisse droite devant Saint-Jean-d'Acre le 19 avril 1799, puis d'un coup de feu à la poitrine après qu'il se soit emparé de la tour de brèche et qu'il a planté un drapeau le 9 mai suivant. Le 13 mai, il est nommé provisoiremant par BONAPARTE chef de bataillon à la 85ème demi-brigade, et le 9 juin, commandant du fort de la Salahieh.
Affecté à la division REYNIER, il se signale à la bataille d'Héliopolis le 20 mars 1800. Il est nommé adjudant-général provisoire par le général MENOU le 14 octobre 1800, et commandant de la place de Suez le 18 octobre suivant. Chef de brigade provisoire à la 21ème demi-brigade légère le 7 avril 1801, il se signale sous BÉLIARD à la capitulation du Caire le 27 juin, où il est chargé de conclure la convention d'évacuation des troupes françaises. Embarqué le 9 août 1801, il est confirmé dans son grade de chef de brigade à son arrivé en France le 30 décembre 1801.
De 1803 à 1805, il est employé au camp de Bruges, puis à l'armée du Nord sous Louis BONAPARTE en septembre 1805. Le 15 juillet 1806, il est nommé colonel des grenadiers de la Garde du roi de Hollande, et le 1er août suivant, il est autorisé par l'Empereur à passer au service de la Hollande. Général-major le 30 août 1806, colonel général de la Garde hollandaise le 27 novembre 1806, il est fait chevalier de l'ordre du mérite de Hollande le 1er janvier 1807, et grand-croix de l'ordre le 16 février 1807. Il est promu lieutenant-général dans l'armée hollandaise le 3 août 1808, et gouverneur de Berg-op-Zoom en 1809. Le 30 juillet 1809, il commande en chef les troupes hollandaises dirigées contre les Anglais qui ont débarqués dans l'île de Walcheren le 30 juillet 1809.

Démissionnaire du service de la hollande le 30 janvier 1810, il est réadmis au service de la France le 23 janvier 1812, comme général de brigade. Il est créé baron de l'Empire en 1812. Le 9 février 1812, il est mis à la suite de l'état-major général de la Grande Armée, et il est fait grand-croix de l'ordre de la Réunion le 22 février suivant. Le 29 février, il intègre l'état-major de la Grande Armée, pour la campagne de Russie, il se trouve à Kwono le 2 juin 1812, commande une brigade du 1er corps sous DAVOUT le 15 septembre, et le 1er mars 1813, il commande la 1ère brigade de la 4ème division d'infanterie du corps d'observation du Rhin. Le 12 mars, il prend le commandement de la 1ère brigade de la 11ème division d'infanterie du 3ème corps d'armée du maréchal NEY, et il prend part aux batailles de Lützen le 2 mai 1813, et de Bautzen du 20 au 21 mai 1813. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le 10 août 1813, et le 16 août, il prend les fonctions de chef d'état-major du 3ème corps d'armée à la place de Jomini. Il sert à Katzbach le 26 août 1813, à Leipzig du 16 au 18 octobre 1813, à Hanau le 30 octobre, et le 2 novembre suivant il prend le commandement d'une brigade de la 51ème division du général SEMELLÉ au 4ème corps d'armée.
Le 16 novembre 1813, il commande la 1ère brigade de la division de réserve de Paris, chargé d'organiser en bataillon les gardes champêtres réunis à Versailles le 11 février 1814. Commandant le département de la Somme le 29 mars, il est mis en non activité le 1er septembre 1814. Le roi Louis XVIII le fait chevalier de Saint-Louis le 11 octobre 1814, et l'élève au grade de lieutenant-général le 20 janvier 1815. Le 6 avril 1815, pendant les Cent-Jours, il est employé au 1er corps de l'armée du Nord, et le 9 mai suivant, il est chargé de l'organisation des gardes nationales dans la 13ème division militaire. Le 10 juillet 1815, il remet son commandement au général BIGARRÉ, et il est mis en non activité le 1er août 1815.
Le 11 septembre 1819, il est élu député du grand collège de la Charente-Inférieure, où il siège à l'extrême-gauche, et son élection est invalidée le 4 décembre pour vice de forme. Compris comme disponible dans le cadre de l'état-major général le 1er avril 1820, il est réélu député le 24 avril. En 1824, il ne se représente pas aux élections, et il se retire à Solsac. Commandant de la garde nationale de Rodez le 3 août 1830, il devient inspecteur des gardes nationales de 5 départements le 29 octobre de la même année. Passé dans le cadre de réserve le 7 février 1831, il est admis à la retraite le 1er juin 1835.


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