Logo de la Société des Membres de la Légion d'Honneur Ruban de la Société des Membres de la Légion d'Honneur
Section de l'Aveyron Section

Photographie du dernier reportage des figures

Monseigneur Louis-Jacques-Maurice de BONALD

Il était :
Commandeur de la Légion d'Honneur (19/09/1852)

Louis-Jacques-Maurice de BONALD est né le 30 octobre 1787 à Millau et est mort le 25 février 1870 à Lyon. Il était un ecclésiastique, archevêque de Lyon de 1839 à 1870. C'était l'un des plus fervents défenseurs de l'ultramontanisme, orientation favorable à la primauté, spirituelle et juridictionnelle, du pape sur le pouvoir politique (en matière religieuse et notamment de nomination des évêques), par opposition au gallicanisme, courant politique visant à séparer le plus complètement les affaires religieuses des affaires proprement nationales.

Louis-Jacques-Maurice de BONALD était fils de l'écrivain Louis-Gabriel de BONALD, auteur de la Législation primitive, et d'Élisabeth de GUIBAL de COMBESCURE.
De retour de l'émigration après le 18 fructidor, Louis-Jacques-Maurice de BONALD est placé dans une pension à Lyon. Ses études terminées, il entre au séminaire Saint-Sulpice où il est remarqué pour son ardente piété. Une fois ordonné prêtre en 1811, il est remarqué par l'archevêque de Besançon, Gabriel CORTOIS de PRESSIGNY, qui le prend comme secrétaire dans une mission difficile et délicate qui avait pour objet la conclusion du concordat, et l'emmena à Rome avec lui.
En 1817, il devient grand vicaire et archidiacre de Monseigneur de LATIL, évêque de Chartres. En 1823, il est nommé évêque du Puy (évêché nouvellement restauré par ordonnance royale). Il se montra désormais un défenseur zélé des droits de l'Église. Le 4 décembre 1839, il est promu archevêque de Lyon, Primat des Gaules.
Le choix de Monseigneur de BONALD à ce poste important est le fait de LOUIS-PHILIPPE, qui n'apprécie pas les opinions légitimistes de l'administrateur apostolique du diocèse, Jean-Gaston de PINS. À sa place, il suggère Monseigneur de BONALD. Celui-ci a l'agrément de Rome, car, outre ses opinions politiques, c'est un ultramontain, favorable à l'ecclésiologie romaine, et de plus un fin diplomate, qualité nécessaire pour infléchir le chapitre des chanoines. Le nouvel archevêque de Lyon est créé cardinal au consistoire du 1er mars 1841, et il reçoit le chapeau des mains du Pape le 22 mai 1843.
En 1844, il condamne le Manuel de droit ecclésiastique, ouvrage de Monsieur DUPIN aîné, procureur général à la Cour de cassation, estimant que cet ouvrage contient « des doctrines propres à ruiner les véritables libertés de l'Église pour mettre à leur place de honteuses servitudes... ».
En 1848, c'est l'un des premiers à saluer la Révolution de 1848, dont la devise Liberté, Égalité, Fraternité lui paraît favorable aux intérêts de l'Église. Avant 1848, déjà, il avait dénoncé la misère ouvrière d'une nouvelle sorte causée par les structures économiques de la grande industrie.
Il fut élevé le 26 janvier 1852 à la distinction de sénateur de l'Empire.


Retourner à l'historique des reportages de figures locales



  © SMLH - 2016