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Photographie du dernier reportage des figures

Félix Édouard Justin Émile BOREL

Il était Grand-croix de la Légion d'honneur (9 août 1950)
Croix de guerre 1939-1945
Médaille de la Résistance avec rosette

Émile BOREL, fils d'un pasteur protestant, né à Saint-Affrique le 7 janvier 1871, et mort à Paris le 3 février 1956, est un mathématicien, professeur à la Faculté des sciences de Paris, spécialiste de la théorie des fonctions et des probabilités, membre de l'Académie des sciences, ainsi qu'un homme politique député et ministre. Ses actions pour la Société des Nations et au sein de son Comité fédéral de Coopération européenne font de lui un des précurseurs de l'idée européenne.

Il est reçu à la fois major à l'École polytechnique et à l'École normale supérieure, qu'il choisit. Il est également reçu premier à l'agrégation de mathématiques. Refusant les offres des industriels, il se consacre à la recherche. Il est nommé maître de conférences à la Faculté des sciences de Lille en 1893.
Avec René BAIRE et Henri-Léon LEBESGUE, il est parmi les pionniers de la théorie de la mesure et de son application à la théorie des probabilités. Le concept de tribu borélienne est nommé en son honneur. Dans l'un de ses livres sur les probabilités, il présente l'amusante expérience de pensée connue sous le nom paradoxe du singe savant ou analogue. Il publie également un certain nombre d'articles de recherche sur la théorie des jeux ainsi qu'un véritable monument sur le jeu de bridge.
Il est président de la Société mathématique de France en 1905, et en 1906 il crée avec sa femme Camille MARBO La Revue du mois, journal scientifique et littéraire.
Il obtient la chaire de Théorie des fonctions à la Faculté des sciences de Paris en 1909, puis la chaire de Probabilités et physique mathématique, en 1921. Il est par ailleurs directeur adjoint de l'École normale supérieure, de 1910 à 1920.

Engagé volontaire en 1914, il commande une batterie d'artillerie.
Sur le front et rappelé par son ami Paul PAINLEVÉ, il devient secrétaire général de la présidence du Conseil. Il est député radical et radical-socialiste, puis indépendant de gauche, puis enfin républicain-socialiste de l'Aveyron de 1924 à 1936, et ministre de la Marine du 17 avril au 28 novembre 1925.
Membre du Conseil de l'Université depuis 1920, Émile Borel en devient vice-président. C'est également à lui qu'on doit la création en 1922 de l'Institut de statistique de l'université de Paris (ISUP), la plus ancienne école de statistique en France.
Émile BOREL crée en 1928, avec le soutien financier des ROCKEFELLER et des ROTHSCHILD, le Centre mathématique qu'il nomme Institut Henri-POINCARÉ (où se trouve maintenant le Centre Émile BOREL), et qu'il dirige pendant trente ans. Il est membre de l'Académie des sciences, élu en 1921, vice-président en 1933, puis président en 1934. En 1936, il participe à la création de l'organisation d'État de la Recherche, devenue ensuite le CNRS.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est arrêté et emprisonné à Fresnes pendant un mois, en 1941, mais sitôt libéré, il reprend la lutte dans la Résistance.
À partir de 1945, Émile Borel est membre du conseil de l'ordre de la Légion d'Honneur.

Titres
Grand Prix des sciences mathématiques, 1898
Prix Poncelet, 1901
Prix Vaillant, 1904
Prix Petit d'Ormoy, 1905
Prix Osiris, 1954
1re Médaille d'or du CNRS pour l'ensemble de son oeuvre.

Nomenclature borélienne
Émile Borel laisse son nom aux concepts mathématiques suivants :
· le paradoxe de Borel
· la propriété de Borel-Lebesgue ou de Heine-Borel
· le lemme ou théorème de Borel-Cantelli
· la loi du zéro-un de Borel en probabilité
· les tribus boréliennes et les ensembles boréliens
· le théorème de Borel ou lemme de Borel
· la sommation de Borel
· le lemme de Borel-Carathéodory
· le théorème de Heine-Borel
· le théorème des nombres normaux.


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