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Photographie du dernier reportage des figures

Général de division de gendarmerie Louis ARTOUS

Il était :
Grand-officier de la Légion d'Honneur (11/07/1969)

Né en 1908 à Cransac, Louis ARTOUS, en 1930, effectue son service militaire et, ne trouvant pas d'emploi qui lui convienne entre dans la gendarmerie en 1935. Détaché comme officier auprès de la Force de police de Tanger en 1936, puis muté au Maroc (1940) et à Marseille (1941), il refuse de laisser désarmer l'escadron de la Garde qu'il commande lors de l'arrivée des troupes italiennes en novembre 1942. Détaché à Vichy, comme commandant des forces supplétives, le capitaine ARTOUS entre dans le réseau Super-NAP (noyautage des administrations publiques) sous le nom de « Commandant DELATREILLE ».
Sous ce surnom, il est muté à la Légion de la Garde de Paris en mai 1943, et devient le responsable, pour Super-NAP, de la Garde de Paris et de la gendarmerie de la région parisienne, le but étant de faciliter une offensive alliée en France, en préparant une insurrection et des sabotages au sein des principaux services publics : Gendarmerie, Police, Groupes Mobiles de Réserve, Poste, Télécommunications, infrastructures électriques. En parallèle, il organise des parachutages clandestins de matériel et l'exfiltration des pilotes alliés abattus par la DCA. Il surveille aussi les déplacements de l'armée allemande. En février 1944, il découvre que la gare de Maintenon abrite une importante concentration de troupes et de munitions allemandes. Ses indications permettront à l'aviation alliée de détruire un stock considérable d'armement et de tuer plusieurs centaines de soldats ennemis.

Arrêté par la Gestapo le 2 juin 1944, il est incarcéré à Fresnes, puis au camp de Royallieu, à Compiègne, d'où il est déporté à Buchenwald dans le convoi I.265, parti le 17 août 1944 et où il arrive le 22 août 1944, matricule 81491.
De cette atroce période de captivité, il a laissé un récit poignant, un petit livre intitulé "Témoignage du matricule 81.491 sur le Bagne de Büchenwald "
Artisan de la libération du camp avant l'arrivée de l'armée américaine, il revient en France en avril 1945. Les séquelles de sa déportation lui vaudront d'être déclaré " grand invalide de guerre ". Le mois suivant, avec des déportés de son réseau, il est reçu par le général de GAULLE et nommé chef d'escadron. Il poursuit ensuite sa carrière en gendarmerie. Son courage, sa modestie, sa droiture et son humanité seront toujours visibles dans les multiples missions qu'il devra remplir les années suivantes. Il terminera sa carrière comme inspecteur général (1966 - 1969).
Il nous a quittés le 22 juin 1983.
La mémoire du général ARTOUS est honorée dans la salle des traditions de la Garde républicaine par la présence d'une vitrine qui lui est consacrée, au quartier des Célestins.

Son nom a été choisi comme nom de promotion par les Elèves Officiers de Gendarmerie en 2017.


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