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Section de l'Aveyron Section

Photographie du dernier reportage des figures

Trois fils de Jean Fleuret DENAYROUZE, député de l'Aveyron, et Georgette BELIERES ont été nommés dans l'Ordre de la Légion d'Honneur.

Auguste DENAYROUZE
Il était :
- Chevalier de la Légion d'Honneur (09/03/1867)

Dominique Emile DENAYROUZE
Il était :
- Chevalier de la Légion d'Honneur (31/01/1907)

Marie Louis DENAYROUZE
Il était :
- Officier de la Légion d'Honneur (23/04/1891)
- Chevalier (18/12/1882)

Auguste DENAYROUZE
Né le 1er octobre 1837 à Montpeyroux, il est reçu à l'École Navale à 15 ans (1852). Promu lieutenant de vaisseau en 1862, il s'embarque pour une expédition en Cochinchine. Il y contracte malheureusement une grave affection qui le rend inapte au service en mer. De repos dans la commune d'Espalion il y rencontre Benoît ROUQUAYROL, qui lui fait part de ses inventions.
Depuis 1860 ROUQUAYROL avait déposé trois brevets d'appareil à l'usage des secours en milieu afin de fournir de l'air aux mineurs en cas de « coup de grisou » ou d'inondation de galeries. DENAYROUZE décèle la possibilité d'adapter ce détendeur (appelé « régulateur » par ROUQUAYROL) et propose à ROUQUAYROL de développer son appareil dans une version subaquatique. Les deux hommes déposent alors, en 1864, le brevet de leur « appareil plongeur ROUQUAYROL-DENAYROUZE», premier scaphandre autonome fournissant l'air à la demande. Cette même année de 1864 la Marine Impériale française homologue l'appareil.
En février 1865 Auguste DENAYROUZE crée la « Société ROUQUAYROL-DENAYROUZE». Auguste en est le responsable pour ce qui est du développement et de la commercialisation des inventions, autant auprès des marines nationales qu'auprès des entreprises privées. La même année il crée la « Société Française de Pêche aux Éponges pour la Méditerranée Orientale », basée à Izmir, en Turquie. Deux ans plus tard l'appareil ROUQUAYROL-DENAYROUZE est présenté à l'exposition universelle de Paris de 1867 et obtient la médaille d'or. Jules VERNE, qui assiste à l'exposition, découvre cette invention avec enthousiasme et la choisit pour équiper le Capitaine NEMO et ses équipages du Nautilus dans son roman Vingt mille lieues sous les mers, roman paru pour la première fois en 1869. Il rend hommage aux inventeurs en citant cet équipement de plongée par son nom : appareil ROUQUAYROL-DENAYROUZE.
Il décède le 15 novembre 1883.

Dominique Emile DENAYROUZE
Né le 26 avril 1842 à Espalion, il fait une carrière dans la Magistrature, carrière qu'il terminera comme Conseiller à la Cour d'Appel de Montpellier.

Marie Louis DENAYROUZE
Né le 17 mai 1848 à Espalion, c'est un ingénieur civil qui fut lieutenant d'artillerie au 12ème régiment d'artillerie territoriale (1870-1871), répétiteur à l'Ecole Polytechnique et homme politique comme député de l'Aveyron (1884-1885).
En 1869, son frère Auguste lui confie la gérance de la « Société Française de Pêche aux Éponges » pour qu'il puisse commercialiser leur appareil plongeur dans la Méditerranée Orientale. En 1874, Auguste dissout les sociétés « Société ROUQUAYROL-DENAYROUZE » et « Société Française de Pêche aux Éponges pour la Méditerranée Orientale » pour créer une seule société, la « Société des Spécialités Mécaniques Réunies », dont son frère Marie Louis devient le directeur.
Comme ingénieur civil, lauréat de l'Académie des Sciences et de l'Académie Française, il dépose durant son mandat de député une proposition de loi visant à récompenser divers travaux de recherche appliquée dans le domaine de la chimie et de la mécanique.
Il est également auteur dramatique, faisant représenter en 1879 une comédie intitulée La belle Paule, et également poète récompensé par un prix de l'Académie française.
Il décède le 20 février 1910 à Paris.


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