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Section de l'Aveyron Section

Général Jean Alexis BÉTEILLE (1763 - 1847)

Il était :
Commandeur de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis

Général baron de l'Empire :
Jean Alexis BÉTEILLE est né en 1763. Militaire engagé volontaire, il gravit tous les échelons pour finir général de cavalerie en cette époque riche de batailles qui permettaient, outre de périr rapidement ou d'être affreusement mutilé, de s'illustrer et d'obtenir donc de fulgurantes promotions. Il fut élevé au rang de baron de l'Empire.

Guerres de la Révolution française :
Il s'engage à 18 ans, le 6 avril 1782. Au début de la Révolution, il sert comme lieutenant dans le 2e bataillon du 85e régiment d'infanterie de ligne le 1er février 1791, il est promu capitaine le 28 juin 1791. Il participe à la campagne d'Italie, de 1796 à 1798, il s'illustre à la prise de Saorge, au combat de San Michele et à la bataille de Mondovi.
Pendant la campagne d'Égypte (1798-1801), il se signale à la bataille de Chebreiss, à celle des Pyramides, et lors du siège d'Alexandrie. De retour d'Égypte en septembre 1801, il est nommé le 9 ventôse an X (28 février 1802) chef d'escadron à la 2e légion de gendarmerie.

Guerres de l'Empire :
Il participe à la campagne de Prusse et de Pologne de 1806 - 1807 et à la campagne d'Autriche en 1809, où il dirige la prévôté du maréchal BERNADOTTE dans le Brunswick, puis en Westphalie.

Colonel de la gendarmerie impériale :
Il est alors engagé dans la campagne d'Espagne de 1809 à 1811. Il commande le 4e escadron de gendarmerie : le 5 janvier 1810, il est placé sous les ordres du général BUQUET, chef d'état-major du maréchal MONCEY. La situation militaire devenant de plus en plus difficile sur le terrain, les unités de gendarmerie sont engagées dans de véritables batailles rangées. Une unité d'élite, comprenant six escadrons, la légion à cheval de Burgos est formée.
BETEILLE devient chef d'escadron le 4 octobre 1810, puis est promu colonel, commandant de la 1re légion à cheval le 23 janvier 1811.
Le 23 octobre 1812, il s'illustre particulièrement à la tête de la légion de gendarmerie de Burgos lors de la bataille de Villodrigo, où il est laissé pour mort sur le champ de bataille avec six coups de sabre à la tête dont un « qui a mis à découvert le cerveau », cinq coups au bras et un dans le ventre. Selon la légende, il aurait été sauvé par un de ses lieutenants qui reconnut la couleur de ses chaussettes. À l'issue de cette bataille, le général BUQUET autorise le colonel BETEILLE à se rendre à Rodez pour s'y faire traiter de ses « honorables blessures » (au nombre de douze), ajoutant : « l'honneur est un mobile trop puissant à l'âme de ce vertueux militaire pour que je ne sois pas convaincu de son empressement à rejoindre son poste dès que sa santé le lui permettra ».

Général de brigade :
Le 10 février 1813, NAPOLEON l'élève à la dignité de baron de l'Empire et le promeut au rang d'officier de la Légion d'honneur. Le 2 mars 1813, NAPOLEON le nomme général de brigade. Il participe à la campagne de France en 1814. Nommé commandant du département de l'Ain, il affronte les Autrichiens. Par la suite, sous la Restauration, il reçoit la cravate de Chevalier de Saint-Louis et est fait commandeur de la Légion d'honneur le 23 août 1814.

Jean Alexis BÉTEILLE est mort dans son lit à Paris, le 13 février 1847, sans laisser de descendance. Il est enterré au Père-Lachaise. Son épitaphe précise qu'il reçut « 15 blessures, dont 7 sur la tête ou le visage ». Non entretenu depuis des lustres, le tombeau menaçait ruine et la dépouille du général avait été exhumée et placée dans un reliquaire.
Ses cendres sont transférées le 23 octobre 2009, date anniversaire de Villodrigo, au cimetière de Rodez, donnant lieu à une cérémonie militaire d'hommage de la gendarmerie.

Hommages :
La renommée du général Jean Alexis BÉTEILLE n'a cessé de grandir depuis sa mort, particulièrement en Aveyron et au sein de l'institution. En effet son nom a été donné à une rue de sa ville natale en 1847, à la 13e promotion d'élèves-officiers de l'école de gendarmerie de Versailles dès 1925, ainsi qu'à la caserne de Bouliac (Gironde) en 1975 et à celle de Rodez en 1984.


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