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Section de l'Aveyron Section

Jean-Henri Casimir FABRE

Il était :
Officier de la Légion d'honneur (1910)
Chevalier de la Légion d'honneur (1867).

Né le 21 décembre 1823 à Saint-Léons (Aveyron), mort le 11 octobre 1915 à Sérignan-du-Comtat (Vaucluse), Jean-Henri Casimir FABRE est un homme de sciences, un humaniste, un naturaliste, un entomologiste éminent, un écrivain passionné par la nature et un poète français et de langue d'oc (et à ce titre félibre), lauréat de l'Académie française et d'un nombre élevé de prix. Il peut être considéré comme l'un des précurseurs de l'éthologie, science du comportement animal, et de l'écophysiologie.
Ses découvertes sont tenues en haute estime en Russie, aux États-Unis, en Corée et surtout au Japon où il est considéré comme le modèle accompli de l'homme de sciences et de l'homme de lettres réunis et, à ce titre, est au programme des enseignements de l'école primaire. Il est aussi mondialement connu pour ses Souvenirs entomologiques, qui ont été traduits en quinze langues. « Un grand savant qui pense en philosophe, voit en artiste, sent et s'exprime en poète », c'est ainsi que Jean ROSTAND le qualifiait.

L'éveil à la nature : un autodidacte précoce

Son père est originaire du Puech de la Font, au lieu-dit Malaval, au nord de Saint-Léons, sur la paroisse de Vaysse. C'est dans ce Rouergue que le petit garçon découvre très tôt les réalités d'une nature contrastée et sauvage, qui va aiguiser son esprit d'observation et sa pugnacité. De retour au village de Saint-Léons à l'âge de sept ans, le jeune garçon s'instruit dans de nombreux domaines avec les moyens mis à sa disposition. Son instituteur est son parrain, Pierre RICARD. Pendant trois ans, il lui apprend à lire et à écrire dans une grange transformée en classe, entouré d'animaux de basse-cour. Son plus précieux outil scolaire est alors un abécédaire illustré par des animaux. Dans le chapitre IV de la 6e série des Souvenirs entomologiques, sous le titre Mon école, il le décrit de la sorte : « C'était une grande image de six liards, coloriée et subdivisée en compartiments où des animaux de toute sorte enseignaient la série des lettres par les initiales de leur nom (...) ».
Les difficultés professionnelles de son père, paysan devenu cafetier, vont interrompre sans cesse sa scolarité, obligeant Jean-Henri à être autodidacte dès l'âge de 10 ans. Dès 1833 et pendant les six années suivantes, l'exode rural va pousser la famille à Rodez, Aurillac, Toulouse, Montpellier, Pierrelatte et enfin Avignon. À dix ans, élève au Collège royal de Rodez, il est clergeon dans la chapelle de l'établissement universitaire ce qui lui vaut la gratuité de l'externat. Quatre ans après, son père s'installe à Toulouse où il peut suivre gratuitement les cours du séminaire de l'Esquille. Puis la famille déménage à nouveau. À Montpellier, âgé de quatorze ans, il est tenté par la médecine mais doit y renoncer pour aider ses parents. Il abandonne ses études pour gagner sa vie.
Il y a pourtant appris assez de latin et de grec pour se passionner pour les auteurs de l'Antiquité. Il affectionne surtout VIRGILE, en qui il découvre un poète épris de nature. Décidé à se présenter à un examen pour obtenir une bourse, en 1840, ayant appris qu'un concours d'entrée recrutait des élèves instituteurs, il part à Avignon, sort premier de sa promotion et rentre à l'École normale d'instituteurs.

Carpentras : l'instituteur érudit

Âgé de dix-neuf ans, il devient instituteur à l'école primaire annexe du collège de Carpentras. Il va y rester sept ans. Étouffé par l'enseignement de l'époque, qu'il qualifie de « prison », il met à profit la clémence du climat de la région pour encourager l'enseignement en plein air. Poussé par son envie d'apprendre, il consacre son temps libre à la préparation de nouveaux diplômes, tout en menant diverses recherches, notamment en entomologie. Il obtient en 1844 à Montpellier, le baccalauréat ès-lettres, en 1846 le baccalauréat en mathématiques, en 1847 la licence de sciences mathématiques et enfin en 1848 la licence de sciences physiques.

Jean-Henri Casimir FABRE a fait oeuvre de pédagogue en rédigeant de nombreux ouvrages scolaires dans plus de dix matières. Mais c'est surtout en publiant ses Souvenirs entomologiques, totalisant quatre mille pages publiées en dix séries de 1879 à 1907, qu'il a sensibilisé le grand public au monde et à la vie des insectes.

Honneurs et distinctions
· Prix Montyon de l'Académie française (1856)
· Prix Thore de l'Académie française (1866)
· Médaille d'argent de la Société protectrice des animaux (1873)
· Médaille d'argent de l'Exposition universelle (1878)
· Prix Dolfus décerné par la « Société entomologique de France" (1887)
· Prix Petit-Dormoy attribué par l'Académie des sciences (1889)
· Membre d'honneur de la Société d'Entomologie Belge (1892)
· Membre de la « Société Entomologique » de Russie, France, Londres et Stockholm (1902)
· Majoral du Félibrige (Cigalo de Carcassouno, o de l'Amourié) (1909)
· Prix Alfred-Née de l'Académie française en (1910)
· Membre de l'Institut de Genève qui lui décerne un diplôme (1910)
· Membre de l'Académie royale des sciences de Suède, récipiendaire de la médaille d'or Linné (1910)
· Médaille Mariani et hommage de la Société nationale d'Agriculture et de la Société d'acclimatation (1911)
· Chaque année, de 1903 à 1914, il obtient le prix Gegner de l'Académie des sciences


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