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Section de l'Aveyron Section

Photographie de la dernière activité

Jean Camille MARRE nous a quittés le 27 août 1993.

Il était :
- Chevalier de la Légion d'honneur

Fils de Eugène MARRE et Marie COULET, Jean Camille MARRE est né le 21 février 1903 à Rodez où il est décédé à 90 ans. Diplômé de 2 séries du baccalauréat à l'âge de 16 ans, il est trop jeune pour rentrer en faculté et est envoyé faire des études agricoles à Montpellier. En 1926, après son diplôme de droit, il fait l'école des officiers de réserve de St Maixent. Il commence ensuite à exercer au Barreau de Rodez jusqu'à la guerre.
En 1939, il est affecté à l'intendance militaire à Bordeaux. Opéré d'une appendicite, il échappe au départ à l'expédition de Narvik en 1940. Il est capitaine intendant au Larzac. Le 14 juillet 1940, il fait tout le défilé à Rodez à reculons, son cheval refusant de marcher droit. Il en gardera une rancoeur éternelle envers la gent équine.
Au barreau de Rodez, il plaidera à la Libération contre les excès de l'épuration avec Maître Raymond BOSCARY-MONSERVIN, qui fût plus tard maire d'Onet-le-Château et ministre de l'agriculture, avec lequel il devint très ami. Il a toujours considéré que la peine de mort n'était pas une solution (la guillotine était installée dans l'impasse entre la prison et l'hôpital, face au Carmel).

Après-guerre il fut conseiller municipal à l'époque du docteur Raymond BONNEFOUS.

Extraits d'articles de presse lors de son décès :
La dépêche (30.08.1993) :
"En mars 1981, alors âgé de 78 ans, Maître MARRE prononçait une de ses dernières plaidoiries devant le tribunal de Rodez. Il avait comme adversaire un des maîtres du barreau, l'avocat parisien Roland DUMAS qui, quelques semaines après, allait être nommé ministre. Le tribunal, le palais de justice, étaient avec sa maison de la place du bourg ses résidences principales, des lieux qu'il affectionnait particulièrement.
Ancien bâtonnier, Maître MARRE était un brillant avocat qui a eu à plusieurs reprises l'occasion de tenir tête à de célèbres membres du barreau. Il intervint dans la plupart des importants procès d'après-guerre. Il défendit notamment Auguste BOUDOU, dont le procès avait eu un retentissement national. Il fut aussi l'avocat de CAPOULADE, accusé de meurtre, et réussit à obtenir son acquittement alors que tous les chroniqueurs attendaient une lourde condamnation. Il faudrait plusieurs colonnes pour raconter la vie de ce personnage de légende qui marqua de son empreinte la vie de notre cité ...".

La Dépêche (02.09.1993) :
Témoignage du docteur MAISONNABE.
... "Je ne puis laisser partir Jean MARRE sans dire quelques mots du chasseur qu'il fut passionnément. Il fut un des premiers administrateurs de la fédération de l'Aveyron qu'il fit bénéficier bénévolement de sa compétence juridique et de son assistance devant les tribunaux longtemps même après qu'il eut abandonné sa fonction officielle à la fédération. Chasseur dans l'âme, chasseur de petit gibier au chien d'arrêt, il eut le privilège de connaître l'époque heureuse de l'entre-deux guerres où le gibier était abondant dans un passage agricole diversifié et où de nombreuses relations professionnelles lui ouvraient des territoires variés.


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