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Section de l'Aveyron Section

Photographie de la dernière activité

Monsieur Matthias WELKER nous a quittés le 13 mars 2020

Il était :
Chevalier de la Légion d'Honneur

Il fut un des grands artisans de la réussite économique du site castonétois à la fin du XXe siècle
C'est une figure emblématique de l'usine Robert-Bosch d'Onet-le-Château qui est décédé à l'âge de 82 ans.

Il a fait partie de la formation intérieure pour Bosch pour, à 25 ans, acquérir le statut d'ingénieur et intégrer l'usine de Stuttgart comme assistant de direction générale du groupe Bosch Diesel.Il va y rester un peu moins d'une dizaine d'années. Pur produit du groupe Bosch, Matthias WELKER arrive à Onet-le-Château en 1973, comme chef du département méthode. L'usine est alors dirigée par Gabriel MAISON, autre figure emblématique de l'économie ruthénoise. Ce dernier fut le premier directeur du site, en 1963 et quitta ses fonctions en 1984.
Matthias WELKER a dirigé l'usine castonétoise jusqu'en 2000, soit 23 années au cours desquelles il a "mué l'usine castonétoise en l'un des principaux centres de fabrication des bougies de préchauffage et injecteurs du pays", relate l'historien Pierre-Marie TERRAL dans un ouvrage consacré à l'usine.
Un temps durant lequel il était tombé amoureux de cette "île entourée de terres" qu'est l'Aveyron, département dans lequel l'Allemand avait décidé de rester jusqu'à la fin de sa vie.
En 2000, au moment de prendre sa retraite, Matthias WELKER avait annoncé avec une certaine fierté, en tout cas beaucoup de plaisir, qu'il resterait en Aveyron. Alors âgé de 61 ans, il aurait pu retourner du côté de Stuttgart, où, jeune technicien, il avait effectué ses premiers pas au sein du groupe Bosch. Mais, arrivé en 1973 en Aveyron, il a peu à peu "fait corps avec le Rouergue".
Quelques hommages :
Monsieur Marc CENSI, officier, ancien maire de Rodez, a évoqué son souvenir :
"On doit à Thomas WELKER le développement de la Robert BOSCH à Rodez. Le département de l'Aveyron et son chef-lieu lui doivent beaucoup."
Monsieur Jean-Louis CHAUZY, président du CESR :
"L'agglomération de Rodez et l'Aveyron lui doivent beaucoup. C'est grâce à son exigence, ses propres convictions, et à ses valeurs que les accords nécessaires furent trouvés avec les organisations syndicales au milieu des années 80 puis en 1998, pour porter ensemble un projet industriel à Stuttgart avec un volet économique, à savoir l'extension de l'usine, 100 millions d'investissements et l'acceptation du travail le week-end sur la base du volontariat ".
et
"Il aimait l'industrie, l'usine, l'Aveyron et notre pays. Il respectait les salariés et leurs organisations pour trouver toujours un accord nécessaire permettant de travailler et de vivre ensemble ".


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